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Le marché du chocolat en France, tendances et chiffres clés

Le marché du chocolat en France, tendances et chiffres clés

Avec des Français grands amateurs de chocolat, ce marché ne connaît pas la crise. Plus d’une centaine d’entreprises et 30 000 salariés évoluent dans ce secteur florissant présent sur tout le territoire français. Le marché du chocolat est aussi en mutation dans l’objectif de produire davantage de produits haut de gamme, ainsi que des chocolats éthiques et responsables.

Le secteur du chocolat, une activité économique florissante

Le marché du chocolat se porte bien en France. En 2018, 333 029 tonnes de produits chocolatés ont été commercialisés selon les chiffres du Syndicat du Chocolat, dont près de 181 000 tonnes à destination des professionnels pour qui le chocolat entre dans la composition de leurs produits (gâteaux, glaces, etc.). Ce marché représente un chiffre d’affaires total de près de 3 millions d’euros. Le marché du chocolat français importe ses fèves de cacao essentiellement de la Côte d’ivoire qui est le principal pays producteur de cacao dans le monde (43 % de la production mondiale).

En matière d’activité, le marché du chocolat concerne 105 entreprises réparties sur tout le territoire national, dont la majorité sont des PME (90 %). Mais ce secteur économique englobe autant des sociétés de grands groupes internationaux dont des sites de production se trouvent en France (Ferrero, Mars, Nestlé, Cémoi, etc.), que des entreprises plus petites (Marquise de Sévigné, Mazet, Mondbana, Révillon, etc.), des fabricants avec des magasins de proximité (Jeff de Bruges, Léonidas, etc.) et des artisans qui possèdent un savoir-faire reconnu internationalement.

30 000 personnes sont employées dans ce secteur, dont près de 16 000 dans les entreprises de production de chocolat. C’est un pan de l’économie qui recrute.

Les entreprises françaises du secteur du chocolat exportent 57 % de leur production. Pour une grande part (86 %) dans les autres pays de l’Union européenne. Par comparaison, la proportion de ces exportations de chocolat en Asie est de 4 %, de 3 % en Amérique et en Afrique.

Un Français consomme en moyenne 7 kilos de chocolat par an

Par rapport à la moyenne européenne, les Français sont des grands consommateurs de chocolat. Chacun de nous engloutit en moyenne un peu plus de 7 kg de chocolat par an, contre 5 kg pour le reste des Européens. À noter toutefois que l’Allemagne, le pays le plus important en termes de consommation de chocolat avec 11 kg en moyenne par an et par habitant, et la Suisse (9,7 kg), sont loin devant les Français.

35 % des produits chocolatés commercialisés en France sont les tablettes de chocolat, 24 % les pâtes à tartiner, 14,5 % les barres, 13 % les confiseries et 12,7 % le cacao en poudre. Les Français achètent en grande majorité leurs chocolats dans les grandes surfaces. 70 % de la production française y est en effet écoulée.

Un peu plus de la moitié des ventes de chocolat en France est concentrée sur la semaine de Pâques. Des ventes en progression d’année en année à cette période. À cette époque de l’année, un Français achète en moyenne un peu plus d’1 kg de chocolats et dépense 19 euros. Les moulages en chocolat de figurines, d’animaux, etc., représentent des ventes d’un montant de 102 millions d’euros, suivis par les petits œufs en chocolat (53,4 millions d’euros) et les confiseries à base de chocolat (51 millions d’euros).

Vers un chocolat de plus en plus haut de gamme

Le marché du chocolat français se distingue notamment par la volonté des entreprises du secteur de produire davantage des produits haut de gamme et raffinés. Le chocolat noir, beaucoup plus consommé par les Français au contraire des autres Européens, promet un bel avenir à la filière française car il permet de proposer des produits fins, gourmands, à haute teneur en cacao avec donc des arômes puissants et subtils, recherchés par les amateurs de cacao qui n’hésitent d’ailleurs pas à payer plus cher pour acheter des produits de qualité. Avec cette spécialisation à l’œuvre dans le chocolat haut de gamme, le marché du chocolat français se démarque déjà et compte faire la différence dans l’avenir.

Un marché du chocolat engagé sur des enjeux sociétaux et environnementaux

Si le marché du chocolat se porte bien en France, il ne peut pas faire l’économie, à l’instar de nombreux autres secteurs, d’engagements sur des enjeux sociétaux et environnementaux, qui concernent plus particulièrement la production de cacao pour les entreprises de ce secteur. C’est pourquoi le Syndicat du Chocolat s’engage dans la production d’un chocolat plus responsable et durable, davantage recherché par les consommateurs, par la mise en place de « programmes responsables [qui] visent d’abord à déterminer les impacts des activités industrielles chocolatières sur les écosystèmes et à repérer les plus émettrices de gaz à effet de serre (GES) – emballage et transport, notamment –, puis à définir des marges de progression et des leviers à mettre en œuvre ». La filière du chocolat en France fait ainsi sa révolution durable par exemple par l’utilisation d’usines économes en énergie ou qui privilégient des énergies alternatives.

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