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Le marché de l'événementiel : les chiffres clés, état des lieux

Le marché de l'événementiel

Comme tous les pans de l’économie, le marché de l’événementiel n’échappe pas à la récession depuis la crise économique et financière de 2008. De plus, les règles sécuritaires mises en place après les attentats en France ont aussi pour conséquence pour les entreprises organisatrices d’événements de réfléchir à deux fois avant de se lancer dans de telles organisations. État des lieux du marché de l’événementiel.

Un marché en dents de scie

Le marché de l’événementiel avance en forme de "montagne russe" comme l’indique Coach Omnium, société d'études et de conseil spécialisée dans le tourisme d'affaires qui publie tous les ans une étude sur l’évolution de la demande et des dépenses des entreprises sur le marché des MICE (séminaires, conventions-congrès, incentive et événementiels). Selon les dernières données disponibles pour l’année 2015, publiées en 2016, le secteur de l’événementiel a connu une reprise de son activité "faible, mais visible" selon les auteurs de l’étude, contrairement à 2014 qui a été marquée par une chute des dépenses des entreprises pour leur communication, leur valorisation et leur image. La demande en matière événementielle est toutefois irrégulière et imprévisible. La visibilité conjoncturelle demeure donc fragile et fluctuante.

Internet est sans surprise l’outil n°1 des entreprises pour rechercher des informations sur les prestataires du marché de l’événementiel. Une partie des sociétés interrogées par Coach Omnium indiquent pourtant y trouver trop d’offres et perdre du temps dans leur recherche. Pour être plus efficaces, des sites spécialisés comme Evènementiel Pro regroupent un maximum d’offres de prestations et la possibilité de demander des devis en ligne pour chacune d’elles.

Les chiffres-clés

8,2 milliards d’euros de dépenses des entreprises en communication événementielle

Ce montant représente une hausse de 1,2 % par rapport à 2014 mais n’a plus rien à voir avec celui des années d’avant la crise économique. Les entreprises commandent des manifestations au coup par coup, selon leurs besoins, leurs urgences et leurs budgets disponibles. Les manifestations sont plutôt courtes, avec moins de participants mais une hausse du budget pour chacun d’eux. Par contre, les organisations haut de gamme sont toujours plébiscitées mais, en période d’austérité affichée, en évitant les événements trop ostentatoires ou trop prestigieux et en favorisant plutôt des lieux originaux (châteaux, demeures de caractère, lieux insolites comme les monuments, les musées, les bateaux, etc).

26 % des manifestations sont de type événementiel

Les manifestations à caractère festif et événementiel sont en 2015 au même niveau qu’il y a 10 ans et sont plutôt en hausse depuis 2012. La nécessité de relancer leur activité économique explique que les entreprises se tournent à nouveau vers des manifestations événementielles pour attirer l’attention de leurs clients et de leurs prospects. De même, après une baisse de l’incentive, ce dernier connaît un regain toujours dans l’optique pour les entreprises de remobiliser leurs commerciaux, revendeurs, franchisés, concessionnaires et dynamiser leur activité économique.

Les lieux de réception : 52 % sont des hôtels, 44 % les locaux de l’entreprise

Si l’hôtel, par sa mise à disposition sur un même lieu de salles, de la restauration et de l’hébergement, reste le lieu préféré des sociétés pour organiser leurs manifestations événementielles, la diminution des budgets qui leur sont alloués et la baisse du nombre de participants, poussent davantage d’entreprises à utiliser leurs propres locaux : elles étaient 44 % à le faire en 2015, contre 18 % en 2005.

44 % des entreprises incluent des activités périphériques ludiques, culturelles ou sportives à leur événement

Pour les prestataires, le marché de l’événementiel c’est aussi organiser des activités périphériques à la manifestation en elle-même. Mais la demande des entreprises est fortement en baisse dans ce domaine : 44 % en 2015, contre 76 % en 2005. Toutefois, c’est quand même 4 sociétés sur 10 qui restent demandeuses. Les activités ludiques telles que des cours de cuisine, des ateliers de dégustation, des chasses aux trésors, des participations à des actions humanitaires rencontrent un grand succès. Les activités culturelles sont elles aussi plébiscitées (visites de musées, de châteaux, de sites touristiques, de caves à vin, soirées théâtre, etc.).

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